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Archives pour la catégorie ‘Nos réflexions’

Bonnes réseaux-lutions pour 2013 !

17/01/2012 Par : Edouard Aucun commentaire

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Jeu de mots facile me direz-vous ? Un peu, je vous l’accorde… A l’heure où les premières résolutions convenues et normées de ce début d’année commencent déjà à être relayées en bas de nos listes de tâches, l’occasion m’est encore donnée de vous souhaiter à tous une très bonne année 2012; une de mes résolutions majeure pour cette nouvelle année : arrêter de procrastiner (oui, cela fait au moins 10 jours que je dois vous livrer ce post). Quant à la mention à 2013, prenons un coup d’avance, puisque l’année 2012 est décrite comme apocalyptique, autant passer directement à l’année suivante…

Sauf que la révolution numérique continuera à faire sentir ses effets en 2012 :

- des entreprises devant ré-inventer leurs modèles économiques, forcées à le faire par les consom’acteurs sur les médias sociaux ou par la crise,
- des produits & services progressivement co-créés (même illusoirement dans l’esprit des consommateurs),
- une relation plus sociale avec des clients exigeants (entendons « réponses immédiates demandées ») qui nécessite aussi et surtout des échanges plus humains,
- enfin ré-organisation chez les annonceurs avec des compétences adaptées et nouvelle gouvernance au programme…

Pas de prédictions pour cette nouvelle année, des convictions déjà éprouvées :

- une concurrence frontale (ou pas) entre Facebook et Google+,
- la fin des courses aux fans au profit d’une réflexion stratégique avec de vrais objectifs qui nécessitent la mise en place de bons indicateurs,
- les marques doivent dialoguer avec leurs clients, lesquels dépensent 20 à 40% de plus que les autres clients (source : Bain & Company). Mais où donc ce dialogue se met-il en place aujourd’hui?

Nos propres résolutions pour 2012 :

- vous apporter toujours plus d’éclairages et d’analyse sur nos métiers qui se professionnalisent,
- vous livrer davantage de tutoriels, études de cas, interviews (notamment via ce blog que vous êtes de plus en plus nombreux à consulter),
- toujours plus d’engagements dans nos prestations et de pragmatisme vis-à-vis de nos clients.

Notre équipe vous présente encore ses meilleurs vœux pour 2012.

f-Commerce : du j’aime au j’achète

28/09/2011 Par : Edouard 7 commentaires
Article à paraître dans l’édition 2012 de l’EBG (remanié en partie ici).
Article co-rédigé avec Benjamin Boccara de Boosket.

Depuis plusieurs années on pressent que l’avenir du e-Commerce réside dans le social: au-delà de l’avis de ses pairs, c’est surtout auprès de son réseau personnel que l’on prend conseil.
Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, annonçait en août 2010 « If I had to guess social commerce’s next area to blow up. »

Le contexte

Une petite chronologie s’impose afin de mieux contextualiser ce f-Commerce:
- 1994, première transaction sécurisée sur internet (sur Netmarket.com),
- 1999, prémisses d’un e-Commerce grand public en France, c’est bien sûr la généralisation de l’accès à internet qui permet dès 2004 au secteur d’exploser et de compter dès lors des croissances impressionnantes, 20 à 25% ces 2 dernières années. Des taux de confiance et de satisfaction croissants et une pratique devenue courante faisant le reste…
- 2009, première transaction sur Facebook pour un site de vente en ligne de fleurs; les
incursions marchandes sur ce réseau se multiplient depuis…

Dès lors que l’adoption du e-commerce est effective, tout pourrait aller encore plus vite dans le
rôle joué par ce nouveau canal qu’est Facebook. Après un web 2.0 marqué par une déportalisation des contenus, place à une déportalisation des achats !

Le Social Commerce n’est pas nouveau ? Vous avez raison…
Recommandations, avis clients, votes, listes de souhaits, partage de découvertes/fiches produits… ont déjà été implémentés à la plupart des sites e-Commerce, Amazon ayant ouvert la voie… Ce qui change avec Facebook : l’utilisation de vraies identités à l’influence sur leurs proches décuplée. Et quand on considère les 130 contacts en moyenne qu’un profil Facebook compte, cette influence est simplement considérable ! Une influence exercée au travers et auprès des 22 millions de membres en France (plus de 800 millions dans le monde), lesquels interagissent avec les marques de manière de plus en plus spontanée.

Les marques et la consommation font partie de notre quotidien
Sur Facebook, nous transposons notre vraie vie et “l’amplifions” grâce à un volume d’échanges facilité. Si les relations avec nos amis et proches, le partage de nos humeurs, de nos photos et vidéos… constituent les principales interactions, les marques et leurs actualités trouvent naturellement leur place dans ces échanges. Comme dans la vraie vie, les signes d’appartenance à une tribu sont de bon ton. Aimer et acheter, c’est communiquer auprès de sa tribu, affirmer cette appartenance !

D’une relation client à une relation communautaire

Un jour j’ai reçu un message d’un fan (Facebook) qui me disait qu’il faudrait quand même qu’un jour il goûte nos produits. Donc, il y en a qui sont fans de la marque et de ce qu’elle véhicule avant d’être fans des produits vendus.

[Christopher Lemoine, responsable communication de Michel et Augustin.]

Cette anecdote relatée par le responsable de la communication d’une marque éminemment communautaire est très significative. Elle enseigne sur ce qu’il faut attendre d’un fan : vos actions doivent conduire à convertir vos visiteurs en fans, puis en acteurs (ambassadeurs ou encore médias aux propres réseaux) et enfin en acheteurs. Convaincre, créer un capital sympathie voire une préférence de marque, prendre la parole régulièrement pour multiplier les prises de contact efficaces et activer la recommandation sociale… Bref, construire sa communauté en agrégeant des membres par affinité autour de son offre.
Charge à vous de comprendre également que dans cette nouvelle relation qu’il ne s’agit pas de parler de vos produits de manière unidimensionnelle, mais bien de proposer un territoire éditorial riche, un territoire qui a une résonance communautaire (intéressez-vous au Brand Content !).
Les offres promotionnelles et bons plans restent cependant une première clé de contact efficace.

Quelques prévisions…
Nous n’en sommes actuellement qu’aux prémisses et les premières prévisions émises par plusieurs cabinets sont parfois contradictoires : pour Forrester et GSI, moins de 2% des commandes trouveraient leur source dans les réseaux sociaux (5 et 7% quand il s’agit d’offres promotionnelles). Alors que Booz&Company, estime que le Social Commerce devrait atteindre un CA global de 30 milliards de dollars d’ici à 2015 (x6 par rapport à 2010), et Facebook devrait être à l’origine de la majorité de ces transactions.
La différence entre ces 2 points de vue ? Forrester et GSI ne se focaliseraient que sur la transformation des clics, et feraient abstraction des achats issus de la recherche d’informations et du conseil des membres auprès de leurs pairs. Or 90% des acheteurs ont confiance en leurs proches, et 67% d’entre eux dépensent plus suite à des recommandations (sources econsultancy juin 2009 – Internet Retailer septembre 2010).

Le f-Commerce

Définition du f-Commerce

Infographie Boosket

Le f-Commerce, c’est utiliser les outils et services de Facebook pour faciliter la découverte, le partage et la vente de biens ou de services, online et offline, notamment en facilitant le bouche-à-oreille et les échanges entre membres.
Les leviers à mettre en place peuvent aller du simple bouton “J’aime” sur les fiches produits de son site, à un “personal shop” adapté au visiteur, en passant par une stratégie Social Media de

recrutement de fans et de vente directe sur Facebook.
L’application des mécanismes du f-Commerce n’est pas uniquement restreinte à l’enceinte de Facebook. Et même sur les différents supports, il existe plusieurs niveaux de complexité d’implémentation selon ses objectifs et ses ressources.

Pourquoi le f-Commerce
Lorsque la possibilité est donnée, il faut au possible « être là où sont ses clients », où ils
passent le plus de temps et où ils échangent le plus.
Or aujourd’hui, Facebook est devenu le site sur lequel les internautes s’attardent le plus, avec une moyenne de 4h45 par mois (source comScore).

Et durant leur temps de connexion, un nombre impressionnant d’interactions s’opère. Il s’agit de chiffres globaux, mais pour vous donner une idée, en 1 heure, il y a :
● 30,6M de commentaires postés
● 8,1M de messages envoyés
● 5,4M de statuts mis à jour
● 4,5M de messages écrits sur les murs
● 3M de liens partagés
(source www.jeffbullas.com/2011/04/28/50-fascinating-facebook-facts-and-figures/)

Les visiteurs de sites marchands en provenance de Facebook ont un taux de transformation qui peut aller du simple au triple.

La création d’une communauté et sa fidélisation à la marque sont des processus qui se font dans la durée. Le f-Commerce est un levier supplémentaire dans la conversion des “J’aime” en “J’achète”.

Le f-Commerce sur Facebook

Communiquer au travers de sa page fan
La page fan est l’équivalent d’une page de profil. Elle permet notamment de centraliser, diriger et “maîtriser” les échanges avec sa communauté sur un “mur” de conversations.
Au même titre qu’une newsletter, le coté “temps réel” en plus, les fans suivent la marque pour se tenir au courant de son actualité, de ses bons plans, … Le mur appelle à des réactions quasi-instantanées (90% des interactions ont lieu dans les 4 heures qui suivent la publication), et suscite des achats impulsifs parmi les membres pour qui l’offre agit sur l’affect.

Archiduchesse, qui compte aujourd’hui plus de 10.000 fans, entretient une communauté active grâce à une communication humaine et transparente. L’équipe poste fréquemment des billets
d’humeurs, des annonces de nouveaux produits et des code promo à utiliser sur la boutique, vecteur de ventes complémentaires. Ces offres sont d’ailleurs reprises sur la photo illustrant la page fans (elle reste ainsi visible en permanence).

Dans le cas de ce site e-Commerce, il s’agit d’implémenter une vitrine sur Facebook et de capitaliser sur la communauté (découverte et préférences affichées) mais nous pouvons d’ores et déjà aller plus loin…

Vendre sur Facebook
La vente sur Facebook permet de proposer à l’utilisateur une expérience d’achat défragmentée, dans la continuité de sa navigation.
La vente directe sur Facebook n’est pas une finalité. Néanmoins, les utilisateurs de Facebook ayant une attention volatile, Il vaut mieux préconiser une offre pertinente, suscitant le coup de coeur, et le chemin le plus court possible de la découverte à la transformation.

Le panier d’achat déporté sur Facebook a été initié en 2009 par le fleuriste en ligne américain 1-800-Flowers (voir capture plus haut). Il existe désormais un certain nombre de solutions clé en main qui permettent de s’essayer au f-Commerce.

Tab Store

Le Tab Store est un bon compromis pour présenter ses produits sur Facebook.
Si l’offre est clairement identifiée comme qualitative (ex : exclusivité Facebook), il devient un outil de recrutement de fans puissant si son accès se trouve restreint uniquement aux fans, surtout s’il fait office de landing page (onglet d’atterrissage par défaut).
Il peut apporter du trafic sur le site marchand, ou servir de canal de vente complémentaire si l’on souhaite proposer la transaction sur Facebook (voire d’unique canal de vente pour de nouveaux entrants dans le secteur).
La Redoute a ainsi proposé à ses fans de découvrir et d’acheter depuis sa page fan, quelques jours à l’avance, une sélection de produits issus de sa nouvelle collection printemps-été 2011.


Page Store

Le Page Store est une déclinaison du Tab Store. Sa différence réside uniquement dans le fait qu’il soit embarqué sur une page application et non une page fan. Le lien d’appartenance avec la marque est moins fort que sur la page fan brandée. Le Page Store s’insère donc plus difficilement dans une stratégie de communication homogène centrée sur la page fan.
Mais parce que la page application offre un espace de 760px de large (vs 520px pour la page fan), il permet à des sites comme accessandgo.fr, Asos ou JCPenney d’y repliquer des catalogues vastes et complets.







Wall Store
Le Wall-Store est un catalogue interactif (application Flash) visionnable et partageable de mur en mur. De par sa nature, il véhicule plus facilement des opérations événementielles, comme la vente spéciale organisée pour la “Saint Valentin” par la page fan de la série américaine Dexter, qui venait en complément d’un Tab Store.

Pour aller plus loin : stratégies à long terme via des applications interactives évoluées

Les applications à but commercial permettent de se démarquer fortement en proposant souvent des ruptures ou des innovations d’usages. Les commandements : être ludique, immersif et rendre service. Si Les budgets à y consacrer sont plus importants, il s’agit aussi de considérer d’autres objectifs : développement de notoriété et recrutement de fans.

TF1 Vision, le service VOD de la chaîne française, teste Facebook comme un nouveau canal de distribution en proposant le nouveau spectacle de Florence Foresti à la location (payable par carte bancaire ou en Crédits Facebook).
L’application permet également d’offrir le visionnage, d’inviter ses amis à la regarder (les fans de l’humoriste, plus susceptibles d’être intéressés, sont mis en avant), de partager des contenus, de commenter, et de découvrir l’actualité du service de VOD.
Mais ce genre d’expérience ne se cantonne pas qu’aux biens dématérialisés : Lancôme proposait de tester virtuellement une gamme de maquillage (avec possibilité de partager le rendu obtenu) avant de lister ses points de ventes, Skoda a mis en vente un véhicule, dont le prix était conditionné par le nombre de fans (“the more you like, the less you pay”), et Voyages-SNCF lance un service permettant d’organiser facilement un “petit voyage entre amis ».

Faire de la publicité sur Facebook : une amorce souhaitable

Fort de son trafic qualifié, Facebook propose sur son site une plateforme publicitaire performante, permettant aux annonceurs d’atteindre un public ciblé. Les possibilités de segmentations sont multiples, aussi bien sur des critères sociaux démographiques (âge, sexe, anniversaire, …), centres d’intérêts (alimentés manuellement ou au travers du Social Graph), mais aussi sur la base de l’appartenance à une communauté de marque (vous pouvez cibler vos fans) ou encore l’utilisation de vos applications. Lire notre article la publicité sur Facebook pour en savoir plus.

Selon vos objectifs, vous pouvez décider de diriger les clics vers votre site ou votre page fan, cette option pouvant être stratégique et plus économique à terme : un fan peut être recontacté par le biais de la page fan (sur 100 visiteurs générés via une campagne publicitaire, 25% deviennent fans en moyenne). Les prises de contact répétées avec les fans augmentent la conversion par rapport à un renvoi direct vers un site e-Commerce avec une moyenne de 2% constatée dans ce dernier cas.

Ces mêmes fans forment un segment qualifié, qui peut être ciblé pour des campagnes publicitaires dédiées, qui pourront présenter un taux de transformation de 2 à 5 fois supérieur.

Le f-Commerce sur son site

Facebook est un réseau social axé sur le partage de contenus entre ses membres. Il propose
ainsi des outils (kits de développement et plug-ins “sociaux”) qui permettent de rajouter une couche “sociale” Facebook à son site marchand, dont l’action peut être démultipliée si couplée à son CRM.
L’étape préalable consiste à rendre le contenu de son site compréhensible par Facebook.

L’Open Graph

L’Open Graph permet à des sites tiers d’interagir avec Facebook, en donnant un sens sémantique au contenu des pages, pour le rendre compréhensible par le réseau social à l’aide de balises spécifiques à rajouter dans le code HTML.
Ces balises permettent notamment de préciser ce qui est diffusé sur le mur de vos visiteurs (titre, lien, média, …) lorsqu’une page est partagée, par un bouton « j’aime » ou directement sur Facebook. Il est d’ailleurs possible de propager des contenus riches et qualitatifs (vidéo de démonstration, défilé, extrait) plutôt que la simple photo d’un produit.

Le contenu, s’il correspond à “un objet réel” (film, livre, personnalité, … près de 40 objets différents), pourra même alimenter de manière intelligente les centres d’intérêts du profil des visiteurs.

Mais l’essentiel de l’Open Graph ne se résume pas seulement dans la facilité de donner de la
visibilité sur Facebook. Couplé aux connexions entre membres du réseau social, on obtient le
Social Graph, un outil de cartographie des utilisateurs, de leurs relations, et des interactions intéressantes pour eux.
« Par exemple, si vous aimez un groupe sur Pandora, cette information si elle est intégrée au Social Graph, peut permettre la prochaine fois que vous visitez un site dédié aux concerts, que celui-ci soit capable de vous dire quand le groupe que vous aimez sera près de chez vous. La puissance de l’Open Graph réside dans sa capacité à créer un Web plus intelligent, personnalisé, qui tire le meilleur de chaque action effectuée » expliquait Mark Zuckerberg en avril 2010.

L’Open Graph pave la voie à de nouveaux sites “Social Design”, qui proposeront une expérience de navigation “unique” et personnalisée à chaque visiteur.
En savoir plus : http://ogp.me/

Les plug-ins sociaux
Depuis 2008, Facebook a fait évoluer un ensemble d’outils (kits de développement et plug-ins “sociaux”), de partage et de découverte de contenus pour les sites web.

Ils permettent de :
- Favoriser la viralisation grâce aux boutons Like et Send (partage de contenu en 1 clic) et à l’outil Comment (gestion de commentaires).
- Inciter à la découverte grâce aux flux d’activité de sa communauté (ce que vos amis ont “aimé”, commenté ou partagé), d’activité récente (recommandations par la globalité des visiteurs du site) et d’activité de la page fan.
- Entrer en relation plus “intime” avec le système d’identification Facebook Connect, qui permet d’associer l’identité réelle Facebook de vos visiteurs à votre base d’utilisateurs.

Ces plug-ins sont de véritables catalyseurs de génération de trafic depuis Facebook, mais également depuis le site même :
- Un contenu partagé par un utilisateur sur Facebook génère 20 visites parmi ses amis
- Les liens Facebook représentent 38% du trafic référent sur internet (1ère source mondiale!)
en savoir plus : http://developers.facebook.com/docs/plugins/

Des sites e-Commerce “Social Design”
Un certain nombre d’acteurs ont commencé à expérimenter l’analyse du Social Graph pour proposer à leurs visiteurs une nouvelle expérience de découverte de leurs produits sur leur site.
Amazon est connu comme étant un des sites marchands précurseur dans la recommandation de produits. En couplant son CRM avec Facebook Connect, Amazon est désormais capable de proposer des produits qui correspondent aux centres d’intérêts de son profil Facebook (ex : Albums d’artistes similaires).
Et comme son réseau fait maintenant partie intégrante du site, on peut également retrouver des recommandations pour nos amis, mis en avant selon leur date d’anniversaire à venir, des listes de produits souhaités, … de quoi faire plaisir à coup sûr !
Le site de ventes aux enchères eBay propose un outil d’achat groupé, “le moyen le plus simple
d’offrir le cadeau idéal”. Il s’agit de réunir son réseau pour effectuer de manière simple et efficace un achat groupé (eBay se charge de l’encaissement de chacun) sur un produit en vente immédiate (pas sur les enchères).
Il est important de souligner que ces fonctionnalités ne sont disponibles que si l’utilisateur donne
la permission d’accéder à ses données, et associe le compte du site à son compte (et à son réseau) Facebook.

Le f-Commerce hors d’Internet

Facebook étend l’influence de son image au delà des limites du web. Ainsi certains acteurs, marques ou enseignes, proposent un pont entre leur magasin ou showroom et le réseau social, rendant la sollicitation de son réseau accessible de partout.
Des enseignes ont expérimenté les “cabines d’essayages” du futur :
- Mi-2010 chez Diesel, des bornes permettent de se prendre en photo dans sa tenue et de la partager avec sa communauté pour lui demander son avis sans sortir des cabines.
- Plus fort, chez Macy’s, un “miroir magique” lui-aussi connecté à Facebook pour partager ses tenues, permet d’essayer virtuellement des vêtements sans se déshabiller.
Plus besoin de traîner sa moitié pour faire les boutiques…

Outils Facebook
Mais Facebook va plus loin en chassant sur les terres d’entreprises spécialisées dans les “offres bons plans” (Groupon, Living Social) avec Facebook Deals, ou le “check-in” (Foursquare) associé à une offre commerciale avec Facebook Check-In.
Actuellement disponibles sur les marchés outre atlantique, les commerces locaux français devraient bénéficier de ces outils pour se faire connaître sur Facebook d’ici la fin de l’année.

Conclusion

Soyons clairs, le f-Commerce n’est pas l’avenir à lui-seul du commerce en ligne mais :
- Il est inconscient de ne pas prendre en compte le potentiel offert par les millions de membres se rendant tous les jours sur Facebook (60% s’y connectent tous les jours),
- pour lesquels, plus encore que pour d’autres cyberacheteurs, l’acte d’achat est de plus en plus vulgarisé et doit faire partie de la conversation,
- pour lesquels, le commerce en ligne ne doit plus réellement se distinguer du commerce physique en termes d’expérience.

Imaginez une galerie marchande fréquentée chaque jour par plus de 13 millions de personnes, ayant la possibilité en un clic de signaler un coup de coeur, de partager une promo avec leurs amis, de prendre connaissance des préférences de ces mêmes amis… C’est dingue, mais c’est ce type de potentiel qui est à saisir !

Ce f-Commerce doit s’inscrire pleinement dans une stratégie multicanal voire cross-canal (l’internaute décide d’acheter après avoir été sollicité via différents canaux de contact, l’avis de ces amis ayant plus de valeur qu’une publicité n’en aura plus jamais). Cohérence et réflexion, notamment dans la complémentarité de ces canaux, sont donc de mise ! Toute cette analyse doit permettre de revisiter vos stratégies CRM pour y intégrer du social, mieux comprendre vos clients, leurs interactions… Qui influence qui dans l’acte d’achat ? Quelles communications et quelles cibles (in)directes ?

Enfin, ce f-Commerce, intégré à une réelle stratégie pérenne sur les médias sociaux, renvoie à un renouveau du Search : le Social Search. Google confronté au boum des médias sociaux (auquel la firme aimerait prendre plus sérieusement part…) a dû intégrer dans son algorythme une prise en compte des différents signaux sociaux, bouton “J’aime” en tête. Se lancer dans le f-Commerce c’est aussi anticiper la façon dont se construiront, indéniablement dès demain, les résultats de recherche et l’accès aux contenus.

Pour toute information, nous contacter.

Vous avez dit Community Manager ?

12/10/2010 Par : Edouard 3 commentaires
Que fait au juste un Community Manager ? Qu’est supposé couvrir cette fonction bien récente et déjà sujette à quelques confusions, à des périmètres de responsabilités très variés selon la prise en charge en interne ou en externe (première réflexion à mener) ?

Tout d’abord, si j’adhère au titre pour rendre la fonction facilement compréhensible, il ne me paraît pas honorer l’étendue des enjeux de ce poste : si une seule personne est en charge des médias sociaux (écoute, stratégie, dialogue, outils, contenus…) la polyvalence est de rigueur mais surtout on est loin de la simple gestion de communauté que l’on peut confier au premier stagiaire venu (vous voyez où je veux en venir). La stratégie me paraît au cœur, il faut construire dans le temps, prendre des partis pris et ne plus penser buzz. Ce buzz est dépassé : trop ponctuel/risqué. En revanche, il faut bien sûr activer les bons leviers, proposer les bons contenus, au bon moment ou plutôt au meilleur moment (grâce au suivi qui permet d’optimiser). L’écoute et le dialogue au quotidien a minima, l’analyse, la remontée du feedback pour aller plus loin, rendre des comptes et prendre des décisions… De là à parler de Social Media Strategist, seul ou complété d’un Community Manager (le premier en externe pour un référentiel nourri en permanence, le second en interne, pour un contrôle de l’image de marque) pourquoi pas, tout dépend du budget bien sûr et du potentiel communautaire. Car ne nous emballons pas, si toutes les marques/entreprises ont bien une présence à construire sur les médias sociaux, certaines n’auront jamais besoin d’un Community Manager à plein temps.

Une communauté se manage-t-elle réellement ? C’est un peu illusoire voire contradictoire avec les discours actuels où le consommateur/internaute doit être remis au centre (le fameux « consumer centric »). J’aime bien ce titre qui est de plus en plus évoqué : Community Evangelist, mais bien sûr il porte en lui une connotation trop sectaire/religieuse.
Avec le recul de 3 ans d’activités dans ces nouveaux métiers, et parce qu’au-delà d’une réflexion sur le marketing communautaire, on parle avant tout de gestion de marque à l’ère du tout social (les marques font partie de nos quotidiens et de nos conversations), j’en viens à proposer ce titre : Social Brand Manager.

Je vous laisse découvrir cette nouvelle interview de Darkplanneur dont les productions sont souvent intéressantes. Un bémol : les actions d’un Community Manager ne se limitent pas aux réseaux sociaux et à YouTube, quid des forums, des contacts avec les influenceurs dans son secteur ?…

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

En résumé :

Les 10 commandements du Community Manager


Pour votre information, nous proposons une formation au Community Management éligible DIF : Formation Community Management, créer, développer et fidéliser ses communautés online

Pour compléter cette lecture, nous vous proposons :

Introduction aux médias sociaux
Social Branding, amis, fans et la request generation
Stratégie sur les médias sociaux

Quand le SEO devient social

03/06/2010 Par : Edouard Aucun commentaire
Une très bonne présentation qui revient sur le poids croissant des médias sociaux sur le search, quand le netlinking rencontre le netliking et que l’on constate que Google est une fille de moins en moins facile…

Social Branding, amis, fans et la request generation

27/04/2010 Par : Edouard Aucun commentaire

Quel potentiel social pour les marques et quelle valeur a un fan ?
Fin 2006, MySpace est LE réseau social incontournable, un carrefour d’audience et surtout un laboratoire pour des marques françaises pionnières qui découvrent qu’elles peuvent avoir des « amis ». Après une période de rejet ou plus exactement d’incompréhension face à ce qui allait devenir le Social Media Marketing ou marketing communautaire et conversationnel (je travaillais alors au marketing de ce site en France), les opérations spéciales se multiplient et de nombreux annonceurs se ruent sur la formule « Ad profiles ». Des profils dopés permettant de réaliser un site dans le site (mise en page et ajouts de fonctions facilités). Un écrin pour leurs premières incursions avec déjà une approche de marque média et surtout une personnalisation de leurs discours de marque. La notion « d’amis » perdurera sur MySpace, pas de nuance entre les vrais amis, les artistes que l’on apprécie ou les marques auxquelles l’on concède un attachement.

Devenir fan

Facebook, de son côté, lance dès 2008 ses pages de marque (et normalement dédiées exclusivement aux marques, personnalités et institutions). ll est alors question de « fan », la différence est importante : l’engagement et la proximité sont moindres, on est bien sûr plus naturellement fan qu’ami d’une marque. Parce ce que naturellement plus transgénérationnel, Facebook se doit de proposer cette nuance. Pour beaucoup, la différence entre les groupes, qui pré-existaient, et ces pages, demeure floue, mais nous nous habituions à voir nos amis « Devenir fan ». Nouvelle étape cette semaine : Facebook lance des pages communautés, celles-ci s’apparentent au premier abord à des pages de marque, sauf qu’elles sont automatiquement générées sur la base des centres d’intérêt renseignés sur nos profils (pas encore déployé sur l’ensemble des profils existants). Elles prennent la forme d’un wiki et se veulent surtout une solution au nombre croissant de pages créées qui n’ont rien à voir avec des marques, des personnalités ou des institutions. Des pages fan « rire », « dormir »… ne pouvaient appartenir à une seule personne et une modération importante de ce type de page est à prévoir dans les prochains mois pour mieux respecter les CGU. Le blog de Facebook nous explique : « Les pages communautés sont toujours en bêta, mais notre but sur le long terme est d’en faire la meilleure collection de savoirs partagés sur un sujet. Nous commençons par montrer les informations de Wikipedia, mais nous recherchons également des gens passionnés sur l’un de ces sujets pour s’inscrire et contribuer à la page. » Facebook en profite pour faire évoluer le « Devenir fan » en « J’aime », une nouvelle nuance censée lever la résistance de certains membres du réseau à déclarer un attachement vis-à-vis d’une marque ?

4 supports co-existent dorénavant sur Facebook : profil strandard de membre, page (de marque, personnalité, institution), page communauté et groupe. Plus de détails sur notre bible Facebook.

Page communauté

Ce Social Branding est bien sûr une des composantes de la publicité à l’engagement : la publicité devient un support de promotion de l’engagement que les marques prennent envers leurs consommateurs/prospects, considérer cette publicité comme un moyen et non plus comme une finalité. Les cibles laissent place à une communauté dont les membres sont tout d’abord considérés comme un public par les contenus de valeur proposés, puis deviennent idéalement tour à tour participants puis pleinement impliqués dans la conversation et enfin, enthousiastes.
Ces enthousiastes deviennent les relais privilégiés en termes de communication, lancement de nouveaux produits, mais aussi en cas de crise. Il s’agit de combiner principes sociologiques, psychologiques et commerciaux, restituer la relation entre une marque et son consommateur au quotidien, naturellement, sans intrusivité… Où certains internautes participent à une course à la requête (plus j’ai d’amis plus je suis), l’adhésion à une communauté de marque participe elle à compléter le portrait de citoyens/consommateurs, car oui nous consommons tout autant que nous réseautons.

Combien vaut un fan, un contact « ami »

La société Vitrue estime qu’un fan a une valeur de $3,60 en équivalent média, estimation basée sur le nombre d’impressions dans le fil d’actualités de Facebook et les interactions de membres qui exposent leurs réseaux à ces impressions (lire l’article de Adweek). Un nouvel indicateur propice à convaincre les derniers réfractaires à se lancer dans l’ère du Social Media Marketing.

Conférence G9+ ce jeudi 29

Retrouvez-moi ce jeudi 29 avril dans le cadre de la Quatorzaine des réseaux sociaux, parmi les autres intervenants : Vincent Ducrey (Conseiller Communication Internet auprès du Porte Parole du Gouvernement et auteur du Guide de l’influence) & Jean-François Ruiz (blogueur et entrepreneur). Plus d’infos : sur le site du G9+.

Relations blogueurs et influence

11/04/2010 Par : Edouard Aucun commentaire

Avec l’émergence de Facebook et de Twitter, la consommation snacking de l’information et de contenus, de manière de plus en plus ciblée, se démocratise (les flux RSS en rebutent toujours beaucoup). Le temps réel est une priorité, l’autorité revient à celui qui partage l’information en premier, qui a su cultiver l’attrait de ses publications, développer son capital social. Distinguons bien sûr les usagers personnels de ceux qui partagent et tweetent (notamment) pour affirmer leur expertise dans un secteur professionnel. Dans ce contexte, dominé par l’internet en temps réel et accessible à tous, couplé à un budget temps toujours plus contrôlé, une question simple se pose : les blogs sont-ils morts ou en passe de disparaître ? Sont-ils encore influents et si incontournables ?

Tout d’abord qu’est ce que l’influence ? Ce n’est pas seulement une audience/un trafic, c’est surtout le pouvoir exercé et constaté auprès d’un lectorat. Les articles sont-ils commentés, retweetés, partagés, font-ils l’objet de rétroliens car pris en référence pour un complément d’information, un nouvel article ? A quelle vitesse une information publiée se propage-t-elle ? Pour rappel, une communication auprès de blogueurs peut se résumer par ces objectifs : générer du trafic (de moins en moins évident quand le site promu ne propose rien d’exceptionnel), assurer un bon référencement naturel et enfin et surtout communiquer auprès de prescripteurs. Ces derniers sont les auteurs mais aussi les lecteurs de ces blogs, qui avec des articles de fond ont un vrai pouvoir d’argumentation, une influence réelle et durable. On tweete en 140 caractères (dont l’url raccourcie que l’on partage), on écrit un post dans un blog avec en moyenne 1000 caractères (estimation personnelle, je ne trouve malheureusement pas d’étude sur la question). Exception faite des posts ne contenant qu’une vidéo avec un court commentaire, ces posts se font de plus en plus rares dans la blogosphère car ces contenus ne nécessitant aucun traitement sont désormais, le plus souvent, simplement diffusés. La complémentarité est évidente : aux blogs la réflexion et la découverte, aux autres médias sociaux l’élection par la masse.

Je vous livre cette réflexion après avoir découvert la semaine dernière cette vidéo regroupant les avis de plusieurs blogueurs renommés, ils nous parlent de leurs rapports avec les annonceurs… Non, les blogueurs ne sont pas des journalistes, ils doivent être considérés comme des partenaires, des facilitateurs dans une découverte/une mise en relation évidente, ils peuvent aussi être des égéries, des caisses de résonance légitimes et bienveillantes. Ils ne sont pas friands de communiqués de presse standards (copier/coller du communiqué de presse adressé aux journalistes traditionnels avec quelques coupes pour faire moins corporate et un ton qui sonne faussement plus « djeuns » et « branché »). Quelques mots pour mieux les appréhender : liberté de ton, écoute, relation pérenne, originalité, compréhension des objectifs, sincérité, transparence…

Je vous laisse découvrir ces interviews de blogueurs et reviens vers vous très prochainement avec un nouveau tutoriel pour Facebook qui devrait vous intéresser et quelques réflexions autour d’opérations récentes que nous avons conduites. Bloguer prend du temps et mérite un minimum de traitement (surtout pour un blog marketing spécialisé sur les médias sociaux, une « science si nouvelle »).

Intégrer les médias sociaux à une stratégie multicanal, la présentation

16/02/2010 Par : Edouard 2 commentaires

Comme convenu, je reviens vers vous avec le support de cette présentation, avec un angle nouveau pour aborder les médias sociaux qui s’avère trouver un écho plutôt favorable auprès d’annonceurs encore timides et/ou hésitants. Gageons que cette approche devrait faire son chemin, il y est bien sûr question de Social CRM ou SRM (Social Relationship Management).

Après des incursions timides, des initiatives sporadiques, il est temps d’élaborer de réelles stratégies sur les médias sociaux. D’inclure cette stratégie dans une réflexion plus globale incluant les autres canaux de gestion de contacts (communication, vente, commande).

Le plan a été remanié depuis mon post d’annonce la semaine dernière :

- Les médias sociaux, pourquoi ils sont désormais incontournables
- Une stratégie multicanal ? La place que peuvent y tenir les médias sociaux
- Stratégie sur les médias sociaux
- Études de cas et boîte à idées
- Facteurs de réussite et prospective

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Google Buzz, un vrai challenger pour Facebook et Twitter ?

10/02/2010 Par : Edouard Aucun commentaire

Gbuzz

Google a dévoilé hier sa nouvelle offensive sur le web social : Google Buzz. Après Google Wave, qui en la laissé beaucoup sceptiques sur le potentiel de Google à reprendre quelques parts de marché à Facebook ou Twitter, ce nouvel outil est a priori en phase avec les attentes des internautes « moyens ». Google Buzz est en effet intégré directement à Gmail et permet de partager liens, images, photos (en public ou auprès d’une liste définie d’amis déjà présents dans la liste des contacts Gmail). Les publications sont déjà appelées tweets, géolocalisables, appréciables « j’aime » et la mention « @ », pour s’adresser à une personne en particulier, est reprise.

Gmail, 100 millions d’abonnés dans le monde, est considéré comme la messagerie gratuite la plus complète du marché (hébergement important, diverses fonctions propres à Google qui en font un véritable couteau suisse, notamment l’intégration de Google traduction qui permet une traduction automatique dans 41 langues). Google Buzz pourrait bien marquer des points dans un contexte où l’exploitation des données privées sur Facebook et les refontes de la page d’accueil agacent de nombreux utilisateurs (découvrez la régie socialmedia.com qui permet de sélectionner les critiques positives sur un produit et de les délivrer sous forme de publicité aux amis de l’émetteur). Enfin, preuve que le marché pourrait évoluer rapidement, Facebook planche sur une messagerie permettant d’envoyer des pièces jointes (les réseaux sociaux ont dépassé l’email en reach, pour autant pour s’assurer de conserver ses membres une vraie messagerie est un bon levier de rétention). Gmail / Google Buzz deviendrait donc un réseau social (ou du moins un service de publication / microblogging) et Facebook une messagerie ?


Article référent : http://mashable.com/2010/02/09/google-buzz/

Prédictions 2010 et médias sociaux (3/3)

26/01/2010 Par : Edouard 2 commentaires

3/ Social Shopping & intégration du web social aux sites

SocialShopping2Social shopping ?

C’est prendre en compte le pouvoir de recommandation des internautes, l’influence exercée par les consommateurs.
Il y eu et il y a toujours les comparateurs de prix qui intègrent également le partage des avis de consommateurs (Ciao, Kelkoo, Twenga, pour ne citer qu’eux). C’est simple, efficace, mais parfois discutable : où les internautes pensent pouvoir faire confiance en tout point à ces sites, de nombreux produits bénéficient de mises en avant car plus rémunérateurs (principe de l’affiliation) ou tout simplement en raison d’un accord commercial en cours qui lie le site marchand et un distributeur. L’internaute, non aguerri à ces pratiques, a vite fait de penser qu’un article, parce que mis en avant, présente le meilleur rapport qualité/prix. Certes il y a les avis des autres consommateurs mais le budget temps joue aussi, de plus en plus…

Rappelons simplement un chiffre : 91% des consommateurs déclarent que l’avis d’autres consommateurs est le vecteur n°1 dans leur prise de décision d’achat en ligne (JC Williams Group). De ce constat, d’une technologie, d’outils web matures, naît le Social Shopping (aussi appelé Shopping Collaboratif ou encore Shopping Communautaire). Le périmètre de cette appellation reste vague et, pour ma part, les comparateurs de prix bien qu’évoluant, ne peuvent prétendre relever du Social Shopping. C’est une application du e-commerce qui a pour ambition de reproduire sur la toile les usages sociaux des consommateurs dans la vraie vie. Et ces interactions sociales sont le plus souvent spontanées : j’ai un coup de cœur pour un produit, je souhaite en parler à mes amis, le recommander, je le fais si l’on me propose des fonctions simplifiées pour le faire et l’intégrer naturellement dans une conversation… Les fonctions de partage ou d’invitation à envoyer un email à un ami depuis une fiche produit, sont les premiers pas vers le Social Shopping.

Quelques initiatives intéressantes à noter en France, où au pouvoir de la recommandation, succède le pouvoir de la commission… Le cas Zlio est révélateur. Ce site permet de créer « sa boutique » en ligne en 5mn, on a une passion, on peut y agréger des articles référencés. Aucune logistique à gérer, seule la promotion de sa boutique est importante, à commencer auprès de son cercle d’amis ou de connaissances partageant la même passion. Ces amis ont des besoins et vous êtes le mieux placé pour y répondre, si en plus il y a une commission c’est parfait. Vous vous transformez ainsi en affilié, rémunéré au clic ou à l’achat. Pour l’année 2007, le site communiquait sur ces chiffres : 95 447 boutiques créées, 53 000 000 de visites sur ces mêmes boutiques,
10 333 578 produits ajoutés au panier, 2 261 742 transactions, 336 euros soit la commission la plus importante, 2021 euros – le revenu le plus important réalisé par un Zlionaute… 2008 et 2009 me demanderez-vous ? Plus difficile de trouver des chiffres, de nombreux déçus se manifestent dans les forums, en résumé : commissions ridicules au vu du temps consacré (agencement de sa boutique, promotion…). Bref, pas un eldorado pour ceux qui espéraient un revenu d’appoint facile, au mieux un vrai télétravail demandant une stratégie et du temps.

Mais je reviens au maître mot qui guide ma réflexion ici : « spontanéité ». En effet, on peut indiquer à ses amis que l’on a créé une boutique de type Zlio, pour autant s’y rendre leur demande un peu de temps, ils n’ont pas nécessairement un besoin urgent d’acheter, l’environnement et l’envie ne s’y prêtent pas… Première étape : multiplier les points de contact en intégrant notamment un « best of » de cette boutique directement sur son blog ou sa page personnelle (intégration d’un widget, Zlio l’a proposé dès 2006 avec sa Zliozone). Deuxième étape : accompagner l’expérience, l’enrichir de contenu (le contenant est désormais secondaire), il faut conditionner, amener à l’achat d’impulsion car facilité et immédiatement accessible. Comme précédemment évoqué, après une déportalisation du contenu, il faut s’attendre à une déportalisation des achats, rendu possible par des porte-monnaies électroniques centralisés.

En résumé donc, une obligation d’intégrer un web social dans sa stratégie pour suivre une tendance indéniable qui va s’accélérer. Ce web social, faut-il qu’une marque l’intégre à son site (ou à un site dédié) ou doit-elle plutôt se reposer sur des plateformes sociales existantes, des carrefours d’audience surtout, qui voient leurs membres converser au quotidien entre eux (et créer des passerelles vers ces plateformes) ? Depuis quelques mois, les éditeurs de logiciels / agences conseil Talkspirit et Feedback 2.0 voient leurs projets se multiplier. Espaces de dialogue, communautés de clients, outils de collaboration et de communication interne, sont leurs crédos. Combien de réussites en B to C ? Nous creuserons dans un prochain article la question, à ce stade arrêtons-nous simplement sur 2 cas : SNCF, opinions et débats et Bluenity, la communauté des voyageurs Air France, KLM, deux initiatives qui ont bénéficié de relais médias « importants ». Dans le premier cas, faut-il y voir un réel espace de dialogue ou plutôt un défouloir canalisé ? Après 2 ans d’existence, 17 000 inscrits sont-ils significatifs et surtout quel volume d’informations à traiter comparé aux discussions déjà très nombreuses, qui naissent tous les jours dans les forums, blogs, réseaux sociaux… (cf. récemment le mauvais buzz Eurostar). Dans le second cas, une énième communauté de voyageurs, pourquoi faire ? Vous l’aurez compris, je ne suis pas tout à fait convaincu par ce type d’initiatives en B to C (aucun doute en revanche sur la pertinence d’un outil collaboratif pour améliorer la productivité, les relations avec certains fournisseurs et plus largement la communication interne). Concernant l’inscription, un bon point pour le second, la possibilité désormais de s’authentifier à l’aide de Facebook Connect… (pourquoi ne pas animer directement une page sur Facebook qui voit une viralité induite se mettre en place ?) C’est surtout sur la fidélisation que cela coince, comment imaginer sur la durée que les inscrits vont régulièrement revenir sur ce type de plateforme loin de leurs parcours habituels d’internautes.

A noter également, une solution souple saluée à la dernière conférence Le Web, Stribe, une start up française qui propose d’intégrer un réseau social directement à n’importe quel site, d’initier facilement la conversation, de faire le lien avec un site marchand… Affaire et chiffres sur le ROI de ce type d’intégration à suivre. Il faudra surtout comparer aux retombées des premières opérations d’envergure sur Facebook et sur l’utilisation pérenne d’une page de marque pour faire un choix avisé. Ou encore, l’intégration de boutiques en ligne directement sur Facebook…

Rappel de nos trois prédictions/tendances pour 2010 :

1/ Interopérabilité et Facebook Connect
2/ Micro paiements et refonte de certains modèles économiques
3/ Social Shopping & intégration du web social aux sites

Prédictions 2010 et médias sociaux (2/3)

06/01/2010 Par : Edouard Aucun commentaire

2/ Micro paiements et refonte de certains modèles économiques

Le nombre d’acheteurs en ligne en France continue de progresser avec 22,5 millions au 2ème trimestre 2009 selon la Fevad – Fédération du e-commerce et de la vente à distance (voir cet article très complet du JournalduNet). Il s’agit pour beaucoup de réflexe et de confiance à instaurer sur la toile, les moyens de paiement sont variés. Le porte-monnaie électronique qu’est PayPal continue de convaincre de nouveaux utilisateurs, malgré des systèmes de paiement de plus en plus sécurisés et simples mis en place sur les sites marchands. Propriété du groupe eBay depuis 2002, PayPal compte 200 millions de comptes dans 190 pays. 1 acheteur sur 3 en France a un compte PayPal et 16 000 sites français utilisent sa solution clé en main. Son succès repose sur le gain de temps qu’il suppose (inutile de ressaisir son numéro de CB) et sur la confiance déjà instaurée. Sa cohabitation pérenne avec les autres systèmes de paiement est donc assurée. Peut-on pour autant transposer le modèle PayPal sur les réseaux sociaux ? Il est temps d’envisager qu’après une déportalisation du contenu (fondement du web 2.0), une déportalisation croissante des achats en ligne va s’opérer.

Une culture des micro-paiements se développe, l’Itunes Store et l’App Store d’Apple en sont le meilleur exemple. Début 2009, 6 milliards de titres (généralement à 0,99 €) y avaient été achetés, plus d’un milliard d’applications téléchargées (pour 100 000 disponibles). La plupart de ces applications sont bien sûr gratuites, en moyenne celles qui sont payantes coûtent 2,55$ (lire Le prix moyen des logiciels Iphone en baisse). Cette culture acquise, reste à en faire profiter les éditeurs via un

système de paiement rapide et usuel…

Qui pour gérer ces micro-paiements ?
Nous vous parlions précédemment d’interopérabilité avec Facebook Connect, là encore il est question de masse critique d’utilisateurs. De nombreux micro-paiements sont déjà effectués chaque jour sur ce site, on y estime à $75 millions le chiffre d’affaires généré par les biens virtuels en 2009 (acheter des graines toujours aussi virtuelles pour jouer à Farmville ou offrir des roses). Facebook a lancé sa monnaie virtuelle fin 2009 et teste de nouveaux systèmes pour créditer son compte (via la plate-forme de paiements pour mobiles Zong). Cette plateforme de paiements en ligne est ouverte aux développeurs d’applications tant pour des biens virtuels que physiques… Facebook pourrait donc, là encore, être très bien placé dans cette autre course, tant sa base d’inscrits et de potentiels utilisateurs quotidiens de sa monnaie virtuelle, croît de manière exponentielle.

Refonte de certains modèles économiques ?
2009 a été l’occasion pour certains éditeurs d’annoncer qu’ils prévoyaient de monétiser certains contenus jusqu’alors gratuits, afin d’établir un « vrai » modèle économique sur le web. Rupert Murdoch (NewsCorp – Times, Sun, Wall Street journal…) lançait les spéculations en septembre et allait jusqu’à envisager de déréférencer certains articles de Google. Ce dernier, en réponse à ces spéculations, souhaite proposer son propre système de micro-paiements « Google Checkout » (système de paiements exclusif pour YouTube et le Android Market – plateforme de ventes d’applications pour le OS d’Android). Ce système de paiements, annoncé comme concurrent de PayPal, devrait également trouver sur sa route la monnaie virtuelle de Facebook… Enfin, je vous renvoie à cet article du Guardian sur l’évolution possible du modèle économique de YouTube rendu réaliste avec un tel contexte. Un modèle de pay-per-view pour certaines vidéos inspiré par la réussite de Hulu, seconde plateforme vidéos aux US.

Rappel de nos trois prédictions/tendances pour 2010 :

1/ Interopérabilité et Facebook Connect
2/ Micro paiements et refonte de certains modèles économiques
3/ Social Shopping & intégration du web social aux sites