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f-Commerce : du j’aime au j’achète

28/09/2011 Par : Edouard 7 commentaires
Article à paraître dans l’édition 2012 de l’EBG (remanié en partie ici).
Article co-rédigé avec Benjamin Boccara de Boosket.

Depuis plusieurs années on pressent que l’avenir du e-Commerce réside dans le social: au-delà de l’avis de ses pairs, c’est surtout auprès de son réseau personnel que l’on prend conseil.
Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, annonçait en août 2010 « If I had to guess social commerce’s next area to blow up. »

Le contexte

Une petite chronologie s’impose afin de mieux contextualiser ce f-Commerce:
- 1994, première transaction sécurisée sur internet (sur Netmarket.com),
- 1999, prémisses d’un e-Commerce grand public en France, c’est bien sûr la généralisation de l’accès à internet qui permet dès 2004 au secteur d’exploser et de compter dès lors des croissances impressionnantes, 20 à 25% ces 2 dernières années. Des taux de confiance et de satisfaction croissants et une pratique devenue courante faisant le reste…
- 2009, première transaction sur Facebook pour un site de vente en ligne de fleurs; les
incursions marchandes sur ce réseau se multiplient depuis…

Dès lors que l’adoption du e-commerce est effective, tout pourrait aller encore plus vite dans le
rôle joué par ce nouveau canal qu’est Facebook. Après un web 2.0 marqué par une déportalisation des contenus, place à une déportalisation des achats !

Le Social Commerce n’est pas nouveau ? Vous avez raison…
Recommandations, avis clients, votes, listes de souhaits, partage de découvertes/fiches produits… ont déjà été implémentés à la plupart des sites e-Commerce, Amazon ayant ouvert la voie… Ce qui change avec Facebook : l’utilisation de vraies identités à l’influence sur leurs proches décuplée. Et quand on considère les 130 contacts en moyenne qu’un profil Facebook compte, cette influence est simplement considérable ! Une influence exercée au travers et auprès des 22 millions de membres en France (plus de 800 millions dans le monde), lesquels interagissent avec les marques de manière de plus en plus spontanée.

Les marques et la consommation font partie de notre quotidien
Sur Facebook, nous transposons notre vraie vie et “l’amplifions” grâce à un volume d’échanges facilité. Si les relations avec nos amis et proches, le partage de nos humeurs, de nos photos et vidéos… constituent les principales interactions, les marques et leurs actualités trouvent naturellement leur place dans ces échanges. Comme dans la vraie vie, les signes d’appartenance à une tribu sont de bon ton. Aimer et acheter, c’est communiquer auprès de sa tribu, affirmer cette appartenance !

D’une relation client à une relation communautaire

Un jour j’ai reçu un message d’un fan (Facebook) qui me disait qu’il faudrait quand même qu’un jour il goûte nos produits. Donc, il y en a qui sont fans de la marque et de ce qu’elle véhicule avant d’être fans des produits vendus.

[Christopher Lemoine, responsable communication de Michel et Augustin.]

Cette anecdote relatée par le responsable de la communication d’une marque éminemment communautaire est très significative. Elle enseigne sur ce qu’il faut attendre d’un fan : vos actions doivent conduire à convertir vos visiteurs en fans, puis en acteurs (ambassadeurs ou encore médias aux propres réseaux) et enfin en acheteurs. Convaincre, créer un capital sympathie voire une préférence de marque, prendre la parole régulièrement pour multiplier les prises de contact efficaces et activer la recommandation sociale… Bref, construire sa communauté en agrégeant des membres par affinité autour de son offre.
Charge à vous de comprendre également que dans cette nouvelle relation qu’il ne s’agit pas de parler de vos produits de manière unidimensionnelle, mais bien de proposer un territoire éditorial riche, un territoire qui a une résonance communautaire (intéressez-vous au Brand Content !).
Les offres promotionnelles et bons plans restent cependant une première clé de contact efficace.

Quelques prévisions…
Nous n’en sommes actuellement qu’aux prémisses et les premières prévisions émises par plusieurs cabinets sont parfois contradictoires : pour Forrester et GSI, moins de 2% des commandes trouveraient leur source dans les réseaux sociaux (5 et 7% quand il s’agit d’offres promotionnelles). Alors que Booz&Company, estime que le Social Commerce devrait atteindre un CA global de 30 milliards de dollars d’ici à 2015 (x6 par rapport à 2010), et Facebook devrait être à l’origine de la majorité de ces transactions.
La différence entre ces 2 points de vue ? Forrester et GSI ne se focaliseraient que sur la transformation des clics, et feraient abstraction des achats issus de la recherche d’informations et du conseil des membres auprès de leurs pairs. Or 90% des acheteurs ont confiance en leurs proches, et 67% d’entre eux dépensent plus suite à des recommandations (sources econsultancy juin 2009 – Internet Retailer septembre 2010).

Le f-Commerce

Définition du f-Commerce

Infographie Boosket

Le f-Commerce, c’est utiliser les outils et services de Facebook pour faciliter la découverte, le partage et la vente de biens ou de services, online et offline, notamment en facilitant le bouche-à-oreille et les échanges entre membres.
Les leviers à mettre en place peuvent aller du simple bouton “J’aime” sur les fiches produits de son site, à un “personal shop” adapté au visiteur, en passant par une stratégie Social Media de

recrutement de fans et de vente directe sur Facebook.
L’application des mécanismes du f-Commerce n’est pas uniquement restreinte à l’enceinte de Facebook. Et même sur les différents supports, il existe plusieurs niveaux de complexité d’implémentation selon ses objectifs et ses ressources.

Pourquoi le f-Commerce
Lorsque la possibilité est donnée, il faut au possible « être là où sont ses clients », où ils
passent le plus de temps et où ils échangent le plus.
Or aujourd’hui, Facebook est devenu le site sur lequel les internautes s’attardent le plus, avec une moyenne de 4h45 par mois (source comScore).

Et durant leur temps de connexion, un nombre impressionnant d’interactions s’opère. Il s’agit de chiffres globaux, mais pour vous donner une idée, en 1 heure, il y a :
● 30,6M de commentaires postés
● 8,1M de messages envoyés
● 5,4M de statuts mis à jour
● 4,5M de messages écrits sur les murs
● 3M de liens partagés
(source www.jeffbullas.com/2011/04/28/50-fascinating-facebook-facts-and-figures/)

Les visiteurs de sites marchands en provenance de Facebook ont un taux de transformation qui peut aller du simple au triple.

La création d’une communauté et sa fidélisation à la marque sont des processus qui se font dans la durée. Le f-Commerce est un levier supplémentaire dans la conversion des “J’aime” en “J’achète”.

Le f-Commerce sur Facebook

Communiquer au travers de sa page fan
La page fan est l’équivalent d’une page de profil. Elle permet notamment de centraliser, diriger et “maîtriser” les échanges avec sa communauté sur un “mur” de conversations.
Au même titre qu’une newsletter, le coté “temps réel” en plus, les fans suivent la marque pour se tenir au courant de son actualité, de ses bons plans, … Le mur appelle à des réactions quasi-instantanées (90% des interactions ont lieu dans les 4 heures qui suivent la publication), et suscite des achats impulsifs parmi les membres pour qui l’offre agit sur l’affect.

Archiduchesse, qui compte aujourd’hui plus de 10.000 fans, entretient une communauté active grâce à une communication humaine et transparente. L’équipe poste fréquemment des billets
d’humeurs, des annonces de nouveaux produits et des code promo à utiliser sur la boutique, vecteur de ventes complémentaires. Ces offres sont d’ailleurs reprises sur la photo illustrant la page fans (elle reste ainsi visible en permanence).

Dans le cas de ce site e-Commerce, il s’agit d’implémenter une vitrine sur Facebook et de capitaliser sur la communauté (découverte et préférences affichées) mais nous pouvons d’ores et déjà aller plus loin…

Vendre sur Facebook
La vente sur Facebook permet de proposer à l’utilisateur une expérience d’achat défragmentée, dans la continuité de sa navigation.
La vente directe sur Facebook n’est pas une finalité. Néanmoins, les utilisateurs de Facebook ayant une attention volatile, Il vaut mieux préconiser une offre pertinente, suscitant le coup de coeur, et le chemin le plus court possible de la découverte à la transformation.

Le panier d’achat déporté sur Facebook a été initié en 2009 par le fleuriste en ligne américain 1-800-Flowers (voir capture plus haut). Il existe désormais un certain nombre de solutions clé en main qui permettent de s’essayer au f-Commerce.

Tab Store

Le Tab Store est un bon compromis pour présenter ses produits sur Facebook.
Si l’offre est clairement identifiée comme qualitative (ex : exclusivité Facebook), il devient un outil de recrutement de fans puissant si son accès se trouve restreint uniquement aux fans, surtout s’il fait office de landing page (onglet d’atterrissage par défaut).
Il peut apporter du trafic sur le site marchand, ou servir de canal de vente complémentaire si l’on souhaite proposer la transaction sur Facebook (voire d’unique canal de vente pour de nouveaux entrants dans le secteur).
La Redoute a ainsi proposé à ses fans de découvrir et d’acheter depuis sa page fan, quelques jours à l’avance, une sélection de produits issus de sa nouvelle collection printemps-été 2011.


Page Store

Le Page Store est une déclinaison du Tab Store. Sa différence réside uniquement dans le fait qu’il soit embarqué sur une page application et non une page fan. Le lien d’appartenance avec la marque est moins fort que sur la page fan brandée. Le Page Store s’insère donc plus difficilement dans une stratégie de communication homogène centrée sur la page fan.
Mais parce que la page application offre un espace de 760px de large (vs 520px pour la page fan), il permet à des sites comme accessandgo.fr, Asos ou JCPenney d’y repliquer des catalogues vastes et complets.







Wall Store
Le Wall-Store est un catalogue interactif (application Flash) visionnable et partageable de mur en mur. De par sa nature, il véhicule plus facilement des opérations événementielles, comme la vente spéciale organisée pour la “Saint Valentin” par la page fan de la série américaine Dexter, qui venait en complément d’un Tab Store.

Pour aller plus loin : stratégies à long terme via des applications interactives évoluées

Les applications à but commercial permettent de se démarquer fortement en proposant souvent des ruptures ou des innovations d’usages. Les commandements : être ludique, immersif et rendre service. Si Les budgets à y consacrer sont plus importants, il s’agit aussi de considérer d’autres objectifs : développement de notoriété et recrutement de fans.

TF1 Vision, le service VOD de la chaîne française, teste Facebook comme un nouveau canal de distribution en proposant le nouveau spectacle de Florence Foresti à la location (payable par carte bancaire ou en Crédits Facebook).
L’application permet également d’offrir le visionnage, d’inviter ses amis à la regarder (les fans de l’humoriste, plus susceptibles d’être intéressés, sont mis en avant), de partager des contenus, de commenter, et de découvrir l’actualité du service de VOD.
Mais ce genre d’expérience ne se cantonne pas qu’aux biens dématérialisés : Lancôme proposait de tester virtuellement une gamme de maquillage (avec possibilité de partager le rendu obtenu) avant de lister ses points de ventes, Skoda a mis en vente un véhicule, dont le prix était conditionné par le nombre de fans (“the more you like, the less you pay”), et Voyages-SNCF lance un service permettant d’organiser facilement un “petit voyage entre amis ».

Faire de la publicité sur Facebook : une amorce souhaitable

Fort de son trafic qualifié, Facebook propose sur son site une plateforme publicitaire performante, permettant aux annonceurs d’atteindre un public ciblé. Les possibilités de segmentations sont multiples, aussi bien sur des critères sociaux démographiques (âge, sexe, anniversaire, …), centres d’intérêts (alimentés manuellement ou au travers du Social Graph), mais aussi sur la base de l’appartenance à une communauté de marque (vous pouvez cibler vos fans) ou encore l’utilisation de vos applications. Lire notre article la publicité sur Facebook pour en savoir plus.

Selon vos objectifs, vous pouvez décider de diriger les clics vers votre site ou votre page fan, cette option pouvant être stratégique et plus économique à terme : un fan peut être recontacté par le biais de la page fan (sur 100 visiteurs générés via une campagne publicitaire, 25% deviennent fans en moyenne). Les prises de contact répétées avec les fans augmentent la conversion par rapport à un renvoi direct vers un site e-Commerce avec une moyenne de 2% constatée dans ce dernier cas.

Ces mêmes fans forment un segment qualifié, qui peut être ciblé pour des campagnes publicitaires dédiées, qui pourront présenter un taux de transformation de 2 à 5 fois supérieur.

Le f-Commerce sur son site

Facebook est un réseau social axé sur le partage de contenus entre ses membres. Il propose
ainsi des outils (kits de développement et plug-ins “sociaux”) qui permettent de rajouter une couche “sociale” Facebook à son site marchand, dont l’action peut être démultipliée si couplée à son CRM.
L’étape préalable consiste à rendre le contenu de son site compréhensible par Facebook.

L’Open Graph

L’Open Graph permet à des sites tiers d’interagir avec Facebook, en donnant un sens sémantique au contenu des pages, pour le rendre compréhensible par le réseau social à l’aide de balises spécifiques à rajouter dans le code HTML.
Ces balises permettent notamment de préciser ce qui est diffusé sur le mur de vos visiteurs (titre, lien, média, …) lorsqu’une page est partagée, par un bouton « j’aime » ou directement sur Facebook. Il est d’ailleurs possible de propager des contenus riches et qualitatifs (vidéo de démonstration, défilé, extrait) plutôt que la simple photo d’un produit.

Le contenu, s’il correspond à “un objet réel” (film, livre, personnalité, … près de 40 objets différents), pourra même alimenter de manière intelligente les centres d’intérêts du profil des visiteurs.

Mais l’essentiel de l’Open Graph ne se résume pas seulement dans la facilité de donner de la
visibilité sur Facebook. Couplé aux connexions entre membres du réseau social, on obtient le
Social Graph, un outil de cartographie des utilisateurs, de leurs relations, et des interactions intéressantes pour eux.
« Par exemple, si vous aimez un groupe sur Pandora, cette information si elle est intégrée au Social Graph, peut permettre la prochaine fois que vous visitez un site dédié aux concerts, que celui-ci soit capable de vous dire quand le groupe que vous aimez sera près de chez vous. La puissance de l’Open Graph réside dans sa capacité à créer un Web plus intelligent, personnalisé, qui tire le meilleur de chaque action effectuée » expliquait Mark Zuckerberg en avril 2010.

L’Open Graph pave la voie à de nouveaux sites “Social Design”, qui proposeront une expérience de navigation “unique” et personnalisée à chaque visiteur.
En savoir plus : http://ogp.me/

Les plug-ins sociaux
Depuis 2008, Facebook a fait évoluer un ensemble d’outils (kits de développement et plug-ins “sociaux”), de partage et de découverte de contenus pour les sites web.

Ils permettent de :
- Favoriser la viralisation grâce aux boutons Like et Send (partage de contenu en 1 clic) et à l’outil Comment (gestion de commentaires).
- Inciter à la découverte grâce aux flux d’activité de sa communauté (ce que vos amis ont “aimé”, commenté ou partagé), d’activité récente (recommandations par la globalité des visiteurs du site) et d’activité de la page fan.
- Entrer en relation plus “intime” avec le système d’identification Facebook Connect, qui permet d’associer l’identité réelle Facebook de vos visiteurs à votre base d’utilisateurs.

Ces plug-ins sont de véritables catalyseurs de génération de trafic depuis Facebook, mais également depuis le site même :
- Un contenu partagé par un utilisateur sur Facebook génère 20 visites parmi ses amis
- Les liens Facebook représentent 38% du trafic référent sur internet (1ère source mondiale!)
en savoir plus : http://developers.facebook.com/docs/plugins/

Des sites e-Commerce “Social Design”
Un certain nombre d’acteurs ont commencé à expérimenter l’analyse du Social Graph pour proposer à leurs visiteurs une nouvelle expérience de découverte de leurs produits sur leur site.
Amazon est connu comme étant un des sites marchands précurseur dans la recommandation de produits. En couplant son CRM avec Facebook Connect, Amazon est désormais capable de proposer des produits qui correspondent aux centres d’intérêts de son profil Facebook (ex : Albums d’artistes similaires).
Et comme son réseau fait maintenant partie intégrante du site, on peut également retrouver des recommandations pour nos amis, mis en avant selon leur date d’anniversaire à venir, des listes de produits souhaités, … de quoi faire plaisir à coup sûr !
Le site de ventes aux enchères eBay propose un outil d’achat groupé, “le moyen le plus simple
d’offrir le cadeau idéal”. Il s’agit de réunir son réseau pour effectuer de manière simple et efficace un achat groupé (eBay se charge de l’encaissement de chacun) sur un produit en vente immédiate (pas sur les enchères).
Il est important de souligner que ces fonctionnalités ne sont disponibles que si l’utilisateur donne
la permission d’accéder à ses données, et associe le compte du site à son compte (et à son réseau) Facebook.

Le f-Commerce hors d’Internet

Facebook étend l’influence de son image au delà des limites du web. Ainsi certains acteurs, marques ou enseignes, proposent un pont entre leur magasin ou showroom et le réseau social, rendant la sollicitation de son réseau accessible de partout.
Des enseignes ont expérimenté les “cabines d’essayages” du futur :
- Mi-2010 chez Diesel, des bornes permettent de se prendre en photo dans sa tenue et de la partager avec sa communauté pour lui demander son avis sans sortir des cabines.
- Plus fort, chez Macy’s, un “miroir magique” lui-aussi connecté à Facebook pour partager ses tenues, permet d’essayer virtuellement des vêtements sans se déshabiller.
Plus besoin de traîner sa moitié pour faire les boutiques…

Outils Facebook
Mais Facebook va plus loin en chassant sur les terres d’entreprises spécialisées dans les “offres bons plans” (Groupon, Living Social) avec Facebook Deals, ou le “check-in” (Foursquare) associé à une offre commerciale avec Facebook Check-In.
Actuellement disponibles sur les marchés outre atlantique, les commerces locaux français devraient bénéficier de ces outils pour se faire connaître sur Facebook d’ici la fin de l’année.

Conclusion

Soyons clairs, le f-Commerce n’est pas l’avenir à lui-seul du commerce en ligne mais :
- Il est inconscient de ne pas prendre en compte le potentiel offert par les millions de membres se rendant tous les jours sur Facebook (60% s’y connectent tous les jours),
- pour lesquels, plus encore que pour d’autres cyberacheteurs, l’acte d’achat est de plus en plus vulgarisé et doit faire partie de la conversation,
- pour lesquels, le commerce en ligne ne doit plus réellement se distinguer du commerce physique en termes d’expérience.

Imaginez une galerie marchande fréquentée chaque jour par plus de 13 millions de personnes, ayant la possibilité en un clic de signaler un coup de coeur, de partager une promo avec leurs amis, de prendre connaissance des préférences de ces mêmes amis… C’est dingue, mais c’est ce type de potentiel qui est à saisir !

Ce f-Commerce doit s’inscrire pleinement dans une stratégie multicanal voire cross-canal (l’internaute décide d’acheter après avoir été sollicité via différents canaux de contact, l’avis de ces amis ayant plus de valeur qu’une publicité n’en aura plus jamais). Cohérence et réflexion, notamment dans la complémentarité de ces canaux, sont donc de mise ! Toute cette analyse doit permettre de revisiter vos stratégies CRM pour y intégrer du social, mieux comprendre vos clients, leurs interactions… Qui influence qui dans l’acte d’achat ? Quelles communications et quelles cibles (in)directes ?

Enfin, ce f-Commerce, intégré à une réelle stratégie pérenne sur les médias sociaux, renvoie à un renouveau du Search : le Social Search. Google confronté au boum des médias sociaux (auquel la firme aimerait prendre plus sérieusement part…) a dû intégrer dans son algorythme une prise en compte des différents signaux sociaux, bouton “J’aime” en tête. Se lancer dans le f-Commerce c’est aussi anticiper la façon dont se construiront, indéniablement dès demain, les résultats de recherche et l’accès aux contenus.

Pour toute information, nous contacter.

Préférez le fait-main pour Noël !

13/12/2010 Par : Anne-Sophie Aucun commentaire
Le fait-main est aujourd’hui une tendance de fond qui exprime clairement l’envie des français de consommer différemment. Il existe de nombreux sites spécialisés dans le « Do it yourself » comme Siandso.com, qui permettent de vendre et d’acheter des produits faits-main et des créations uniques.

A l’occasion des fêtes de fin d’année, nous organisons pour Siandso (justement) un jeu concours avec à la clé « un an de shopping ». Chaque semaine, un quiz à thématique est proposé sur la page Facebook. Après les thèmes « enfants » et « couture », nous vous invitons à répondre jusqu’à jeudi à un quiz bijoux directement sur ce widget. Chers blogueurs, vous pouvez vous l’approprier en récupérant le script ici.

Bonne chance !

Paypal débarque sur Facebook – Revue de web #4

29/10/2010 Par : Jérémy Aucun commentaire
Nous reprenons cette semaine notre revue de web centrée sur l’actualité des médias sociaux… Bonne lecture !

Facebook

PayPal for Digital Goods permettra prochainement aux utilisateurs de Facebook d’acheter des biens et des contenus numériques virtuels (jeux, applications, musique, vidéos) sans avoir à quitter le réseau social. Quand on connait le succès du social gaming et les commissions prévues sur les transactions (5% du montant de la transaction en ligne, ainsi que 5 cents sur les transactions inférieures à 12 dollars), on imagine assez facilement qu’il s’agira d’une affaire (très) rentable pour Paypal…
Paiement sur Facebook : c’est fait pour Paypal

Facebook Places fait ses premières apparitions dans les campagnes de communication…
Les marketers américains encouragent les utilisateurs Facebook à se localiser en face de panneaux publicitaires!

fb-places-billboard

Une nouvelle catégorie de page arrive aux États-Unis sur le célèbre réseau social : les Friendship Pages (ou Pages Amitié). Ces dernières permettent la création d’une page automatique lorsque 2 amis partagent du contenu en commun, réagissent dans les commentaires, sont identifiés sur les mêmes photos ou qu’ils se rendent à un évènement identique… pas sûr que cela plaise à tout le monde !
Facebook annonce le lancement des Pages Amitié

Le site Insidefacebook.com révèle que Facebook pourrait bientôt permettre de renommer les fans-pages… une nouvelle qui pourrait en intéresser plus d’un !
Facebook permettra bientôt de changer le nom d’une page

MySpace

MySpace fait peau neuve avec un nouveau logo et une refonte de son site (mise en place progressive jusqu’à fin novembre). Un nouveau virage pour l’un des premiers acteurs du web participatif, qui se recentre sur sa dimension artistique et sur ce qui a toujours fait sa force : le divertissement social.
MySpace lance son nouveau site

myspace

Twitter

Twitter vaut presque 1,6 milliard de dollars

Mais aussi…

Pour la première fois en France, Médiamétrie publie les audiences des sites, portails et applications les plus consultés sur l’internet mobile. Et sans grande surprise, Facebook apparait dans le top 3 derrière Google et Orange…
Google, Orange et Facebook sont les services mobiles les plus consultés
L’étude complète

top20

Enfin, gare aux réseaux Wi-Fi ouverts, qu’ils soient domestiques ou publics (gares, aéroports, restaurants, hôtels, etc.) puisque la nouvelle extension Firesheep de Firefox permet d’utiliser les identifiants personnels (profil Facebook, compte Twitter, messagerie Windows Live, etc. sont facilement récupérables…) de n’importe quel utilisateur qui se connecte à un même point d’accès sans fil.
Firesheep, l’extension Firefox pour pirater des comptes en un clic

Firesheep

Prédictions 2010 et médias sociaux (3/3)

26/01/2010 Par : Edouard 2 commentaires

3/ Social Shopping & intégration du web social aux sites

SocialShopping2Social shopping ?

C’est prendre en compte le pouvoir de recommandation des internautes, l’influence exercée par les consommateurs.
Il y eu et il y a toujours les comparateurs de prix qui intègrent également le partage des avis de consommateurs (Ciao, Kelkoo, Twenga, pour ne citer qu’eux). C’est simple, efficace, mais parfois discutable : où les internautes pensent pouvoir faire confiance en tout point à ces sites, de nombreux produits bénéficient de mises en avant car plus rémunérateurs (principe de l’affiliation) ou tout simplement en raison d’un accord commercial en cours qui lie le site marchand et un distributeur. L’internaute, non aguerri à ces pratiques, a vite fait de penser qu’un article, parce que mis en avant, présente le meilleur rapport qualité/prix. Certes il y a les avis des autres consommateurs mais le budget temps joue aussi, de plus en plus…

Rappelons simplement un chiffre : 91% des consommateurs déclarent que l’avis d’autres consommateurs est le vecteur n°1 dans leur prise de décision d’achat en ligne (JC Williams Group). De ce constat, d’une technologie, d’outils web matures, naît le Social Shopping (aussi appelé Shopping Collaboratif ou encore Shopping Communautaire). Le périmètre de cette appellation reste vague et, pour ma part, les comparateurs de prix bien qu’évoluant, ne peuvent prétendre relever du Social Shopping. C’est une application du e-commerce qui a pour ambition de reproduire sur la toile les usages sociaux des consommateurs dans la vraie vie. Et ces interactions sociales sont le plus souvent spontanées : j’ai un coup de cœur pour un produit, je souhaite en parler à mes amis, le recommander, je le fais si l’on me propose des fonctions simplifiées pour le faire et l’intégrer naturellement dans une conversation… Les fonctions de partage ou d’invitation à envoyer un email à un ami depuis une fiche produit, sont les premiers pas vers le Social Shopping.

Quelques initiatives intéressantes à noter en France, où au pouvoir de la recommandation, succède le pouvoir de la commission… Le cas Zlio est révélateur. Ce site permet de créer « sa boutique » en ligne en 5mn, on a une passion, on peut y agréger des articles référencés. Aucune logistique à gérer, seule la promotion de sa boutique est importante, à commencer auprès de son cercle d’amis ou de connaissances partageant la même passion. Ces amis ont des besoins et vous êtes le mieux placé pour y répondre, si en plus il y a une commission c’est parfait. Vous vous transformez ainsi en affilié, rémunéré au clic ou à l’achat. Pour l’année 2007, le site communiquait sur ces chiffres : 95 447 boutiques créées, 53 000 000 de visites sur ces mêmes boutiques,
10 333 578 produits ajoutés au panier, 2 261 742 transactions, 336 euros soit la commission la plus importante, 2021 euros – le revenu le plus important réalisé par un Zlionaute… 2008 et 2009 me demanderez-vous ? Plus difficile de trouver des chiffres, de nombreux déçus se manifestent dans les forums, en résumé : commissions ridicules au vu du temps consacré (agencement de sa boutique, promotion…). Bref, pas un eldorado pour ceux qui espéraient un revenu d’appoint facile, au mieux un vrai télétravail demandant une stratégie et du temps.

Mais je reviens au maître mot qui guide ma réflexion ici : « spontanéité ». En effet, on peut indiquer à ses amis que l’on a créé une boutique de type Zlio, pour autant s’y rendre leur demande un peu de temps, ils n’ont pas nécessairement un besoin urgent d’acheter, l’environnement et l’envie ne s’y prêtent pas… Première étape : multiplier les points de contact en intégrant notamment un « best of » de cette boutique directement sur son blog ou sa page personnelle (intégration d’un widget, Zlio l’a proposé dès 2006 avec sa Zliozone). Deuxième étape : accompagner l’expérience, l’enrichir de contenu (le contenant est désormais secondaire), il faut conditionner, amener à l’achat d’impulsion car facilité et immédiatement accessible. Comme précédemment évoqué, après une déportalisation du contenu, il faut s’attendre à une déportalisation des achats, rendu possible par des porte-monnaies électroniques centralisés.

En résumé donc, une obligation d’intégrer un web social dans sa stratégie pour suivre une tendance indéniable qui va s’accélérer. Ce web social, faut-il qu’une marque l’intégre à son site (ou à un site dédié) ou doit-elle plutôt se reposer sur des plateformes sociales existantes, des carrefours d’audience surtout, qui voient leurs membres converser au quotidien entre eux (et créer des passerelles vers ces plateformes) ? Depuis quelques mois, les éditeurs de logiciels / agences conseil Talkspirit et Feedback 2.0 voient leurs projets se multiplier. Espaces de dialogue, communautés de clients, outils de collaboration et de communication interne, sont leurs crédos. Combien de réussites en B to C ? Nous creuserons dans un prochain article la question, à ce stade arrêtons-nous simplement sur 2 cas : SNCF, opinions et débats et Bluenity, la communauté des voyageurs Air France, KLM, deux initiatives qui ont bénéficié de relais médias « importants ». Dans le premier cas, faut-il y voir un réel espace de dialogue ou plutôt un défouloir canalisé ? Après 2 ans d’existence, 17 000 inscrits sont-ils significatifs et surtout quel volume d’informations à traiter comparé aux discussions déjà très nombreuses, qui naissent tous les jours dans les forums, blogs, réseaux sociaux… (cf. récemment le mauvais buzz Eurostar). Dans le second cas, une énième communauté de voyageurs, pourquoi faire ? Vous l’aurez compris, je ne suis pas tout à fait convaincu par ce type d’initiatives en B to C (aucun doute en revanche sur la pertinence d’un outil collaboratif pour améliorer la productivité, les relations avec certains fournisseurs et plus largement la communication interne). Concernant l’inscription, un bon point pour le second, la possibilité désormais de s’authentifier à l’aide de Facebook Connect… (pourquoi ne pas animer directement une page sur Facebook qui voit une viralité induite se mettre en place ?) C’est surtout sur la fidélisation que cela coince, comment imaginer sur la durée que les inscrits vont régulièrement revenir sur ce type de plateforme loin de leurs parcours habituels d’internautes.

A noter également, une solution souple saluée à la dernière conférence Le Web, Stribe, une start up française qui propose d’intégrer un réseau social directement à n’importe quel site, d’initier facilement la conversation, de faire le lien avec un site marchand… Affaire et chiffres sur le ROI de ce type d’intégration à suivre. Il faudra surtout comparer aux retombées des premières opérations d’envergure sur Facebook et sur l’utilisation pérenne d’une page de marque pour faire un choix avisé. Ou encore, l’intégration de boutiques en ligne directement sur Facebook…

Rappel de nos trois prédictions/tendances pour 2010 :

1/ Interopérabilité et Facebook Connect
2/ Micro paiements et refonte de certains modèles économiques
3/ Social Shopping & intégration du web social aux sites

Prédictions 2010 et médias sociaux (2/3)

06/01/2010 Par : Edouard Aucun commentaire

2/ Micro paiements et refonte de certains modèles économiques

Le nombre d’acheteurs en ligne en France continue de progresser avec 22,5 millions au 2ème trimestre 2009 selon la Fevad – Fédération du e-commerce et de la vente à distance (voir cet article très complet du JournalduNet). Il s’agit pour beaucoup de réflexe et de confiance à instaurer sur la toile, les moyens de paiement sont variés. Le porte-monnaie électronique qu’est PayPal continue de convaincre de nouveaux utilisateurs, malgré des systèmes de paiement de plus en plus sécurisés et simples mis en place sur les sites marchands. Propriété du groupe eBay depuis 2002, PayPal compte 200 millions de comptes dans 190 pays. 1 acheteur sur 3 en France a un compte PayPal et 16 000 sites français utilisent sa solution clé en main. Son succès repose sur le gain de temps qu’il suppose (inutile de ressaisir son numéro de CB) et sur la confiance déjà instaurée. Sa cohabitation pérenne avec les autres systèmes de paiement est donc assurée. Peut-on pour autant transposer le modèle PayPal sur les réseaux sociaux ? Il est temps d’envisager qu’après une déportalisation du contenu (fondement du web 2.0), une déportalisation croissante des achats en ligne va s’opérer.

Une culture des micro-paiements se développe, l’Itunes Store et l’App Store d’Apple en sont le meilleur exemple. Début 2009, 6 milliards de titres (généralement à 0,99 €) y avaient été achetés, plus d’un milliard d’applications téléchargées (pour 100 000 disponibles). La plupart de ces applications sont bien sûr gratuites, en moyenne celles qui sont payantes coûtent 2,55$ (lire Le prix moyen des logiciels Iphone en baisse). Cette culture acquise, reste à en faire profiter les éditeurs via un

système de paiement rapide et usuel…

Qui pour gérer ces micro-paiements ?
Nous vous parlions précédemment d’interopérabilité avec Facebook Connect, là encore il est question de masse critique d’utilisateurs. De nombreux micro-paiements sont déjà effectués chaque jour sur ce site, on y estime à $75 millions le chiffre d’affaires généré par les biens virtuels en 2009 (acheter des graines toujours aussi virtuelles pour jouer à Farmville ou offrir des roses). Facebook a lancé sa monnaie virtuelle fin 2009 et teste de nouveaux systèmes pour créditer son compte (via la plate-forme de paiements pour mobiles Zong). Cette plateforme de paiements en ligne est ouverte aux développeurs d’applications tant pour des biens virtuels que physiques… Facebook pourrait donc, là encore, être très bien placé dans cette autre course, tant sa base d’inscrits et de potentiels utilisateurs quotidiens de sa monnaie virtuelle, croît de manière exponentielle.

Refonte de certains modèles économiques ?
2009 a été l’occasion pour certains éditeurs d’annoncer qu’ils prévoyaient de monétiser certains contenus jusqu’alors gratuits, afin d’établir un « vrai » modèle économique sur le web. Rupert Murdoch (NewsCorp – Times, Sun, Wall Street journal…) lançait les spéculations en septembre et allait jusqu’à envisager de déréférencer certains articles de Google. Ce dernier, en réponse à ces spéculations, souhaite proposer son propre système de micro-paiements « Google Checkout » (système de paiements exclusif pour YouTube et le Android Market – plateforme de ventes d’applications pour le OS d’Android). Ce système de paiements, annoncé comme concurrent de PayPal, devrait également trouver sur sa route la monnaie virtuelle de Facebook… Enfin, je vous renvoie à cet article du Guardian sur l’évolution possible du modèle économique de YouTube rendu réaliste avec un tel contexte. Un modèle de pay-per-view pour certaines vidéos inspiré par la réussite de Hulu, seconde plateforme vidéos aux US.

Rappel de nos trois prédictions/tendances pour 2010 :

1/ Interopérabilité et Facebook Connect
2/ Micro paiements et refonte de certains modèles économiques
3/ Social Shopping & intégration du web social aux sites

Internet, média le plus décisif dans le processus d’achat

20/10/2009 Par : Edouard un commentaire

Une nouvelle étude réalisée par l’IFOP pour le compte de l’agence Nurun nous livre ces informations en substance :

- Internet est le média le plus décisif dans le processus d’achat, 63% (pour les séjours à l’hôtel ou en location), 52% (pour les billets de spectacles), des consommateurs exposés à Internet avant achat, déclarent avoir pris en compte de façon décisive ce qu’ils y ont vu, lu ou entendu,

-… y compris pour les catégories ou Internet a une faible exposition (alimentation pour bébés par exemple),

- Internet est le média le plus générateur de confiance. Sur la catégorie maquillage, Internet (21%) crée ainsi plus de confiance que la TV (18%) et la presse (16%) et cela, majoritairement au bénéfice des sites et publicités de marques sur Internet,

- La force d’Internet s’appuie sur la complémentarité de ses supports : sites Internet de marques ou publicités sur Internet, comparateurs de prix sur Internet, forums, blogs et commentaires d’internautes, portails, contribuent ensemble à faire d’Internet le média le plus influent.

Tous secteurs confondus, les messages que l’on se souvient avoir vus, lus ou entendus sur Internet sont pris en compte pour au moins un achat sur deux. D’où, on le comprend mieux, l’importance croissante que l’on confère à la veille et au management de la réputation numérique.

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