Prix moyen d’une maison au Canada : chiffres 2025 et tendances immobilières

758 000 dollars. Ce n’est pas le lot gagné à la loterie, mais le prix moyen d’une maison au Canada en mai 2025, selon l’Association canadienne de l’immeuble. Une hausse de 2,3 % sur un an, qui tranche avec la quasi-immobilité du marché dans certaines provinces atlantiques. Pendant ce temps, la Colombie-Britannique et l’Ontario continuent de jouer dans une autre cour, affichant des valeurs qui dépassent largement la moyenne nationale.

Les écarts régionaux restent marqués, alimentés par des taux d’intérêt mouvants, une démographie dynamique et des conditions d’accès au crédit qui se durcissent. Du côté des économistes, le ton se fait prudent : on s’attend à voir la courbe des prix ralentir, même si le nombre de propriétés à vendre reste encore faible dans les principaux centres urbains.

Le marché immobilier canadien en 2025 : entre stabilité et nouveaux défis

En 2025, le marché immobilier canadien se trouve à la croisée des chemins. Les chiffres témoignent d’un équilibre fragile : le prix moyen d’une maison atteint 758 000 dollars, reflet d’un secteur toujours actif mais qui commence à montrer des signes d’essoufflement, notamment du côté des maisons unifamiliales.

La croissance démographique continue de pousser la demande. L’arrivée de nouveaux ménages et la rareté du terrain dans les villes maintiennent la pression sur le marché résidentiel. Cependant, la montée des taux d’intérêt et l’incertitude entourant les décisions de la banque centrale pèsent sur la capacité d’emprunt des familles. Résultat : la fièvre acheteuse des années passées s’atténue. Les taux hypothécaires élevés compliquent l’accès à la propriété, poussant une part croissante d’acheteurs vers la copropriété ou le logement collectif.

Ventilation par type de propriété

Voici comment s’articulent les différentes catégories de biens immobiliers sur le marché en ce moment :

  • Maisons unifamiliales : les ventes reculent légèrement, impactées par la hausse des taux.
  • Copropriétés : la demande demeure élevée, surtout dans les grandes villes, portée par les jeunes acheteurs et les investisseurs.
  • Marché de la revente : activité soutenue, même si le nombre d’inscriptions reste en dessous de la moyenne des dix dernières années.

Le déséquilibre entre l’offre et la demande continue donc de façonner le paysage immobilier. Chacun des segments connaît sa propre dynamique. Les prochains mois exigeront de la part des acheteurs une adaptation aux nouvelles règles du jeu : taux variables, politiques migratoires ajustées, pression persistante sur les logements disponibles.

Où les prix des maisons évoluent-ils le plus ? Analyse régionale et focus sur Montréal, Québec et les grandes villes

Le marché canadien n’a rien d’un bloc homogène. La Colombie-Britannique et l’Ontario restent les points chauds du pays, dominant le classement des prix médians. À Vancouver, le prix moyen d’une maison atteint des sommets, même si l’euphorie des années précédentes s’estompe. Toronto suit la même trajectoire : la croissance ralentit, mais le marché ne lâche rien. Sur l’axe Montréal-Québec, la situation se nuance.

À Montréal, les maisons franchissent le seuil des 550 000 dollars. La demande reste portée par les jeunes familles et la rareté du foncier. La copropriété prend de l’ampleur, conséquence directe de la pression sur le marché des maisons individuelles. À Québec, le marché se montre plus modéré : les prix des maisons gravitent autour de 350 000 dollars, avec une progression régulière mais contenue.

À l’Ouest, de Calgary à Edmonton, la résilience s’affirme. Après des années de volatilité, le marché de l’Alberta retrouve un certain équilibre. Winnipeg offre encore une porte d’entrée abordable, tandis que la région du Lac Saint-Jean affiche la croissance la plus modérée du pays.

Pour mieux cerner la réalité régionale, voici les tendances principales selon les grandes villes et provinces :

  • Vancouver, Toronto : prix élevés, marché sous tension, mais signes de ralentissement.
  • Montréal : progression constante du prix médian, dynamisme des reventes et de la copropriété.
  • Québec : stabilité notable, marché plus accessible, hausse des prix maîtrisée.
  • Calgary, Edmonton : reprise en douceur, stabilité retrouvée, volumes de transactions en augmentation.

Le type de propriété influence aussi la trajectoire des prix : les maisons unifamiliales conservent leur attrait, mais les copropriétés tirent leur épingle du jeu face à la montée des prix et aux difficultés d’accession.

Quels facteurs économiques expliquent les variations de prix cette année ?

Comprendre les variations du marché immobilier canadien en 2025, c’est regarder du côté des indicateurs économiques. Le taux directeur de la banque centrale joue un rôle central : chaque ajustement se répercute sur les taux d’intérêt et donc sur le coût des emprunts immobiliers. Les récents assouplissements ont temporairement relancé le pouvoir d’achat, mais les banques restent prudentes, limitant l’accès au crédit pour certains profils.

La croissance démographique continue de renforcer la demande, surtout dans les centres urbains où les nouveaux arrivants cherchent à s’installer. Dans le même temps, les maisons unifamiliales se font rares : l’offre n’arrive pas à suivre la cadence. Du côté du neuf, la construction ralentit sous l’effet de l’inflation des matériaux et de la pénurie de main-d’œuvre, compliquant la situation.

Le marché locatif, lui aussi, subit la pression. Le manque de logements disponibles pousse de nombreux ménages à envisager l’achat, ce qui augmente la concurrence. En Ontario et en Colombie-Britannique, cette tension est particulièrement visible. Si le taux de chômage reste relativement stable, il ne suffit pas à dissiper les inquiétudes liées à la capacité d’emprunt des ménages.

Voici les principaux leviers qui façonnent le marché cette année :

  • Taux hypothécaires : selon les périodes, ils stimulent ou freinent la demande.
  • Inflation et coût des matériaux : impact direct sur la construction neuve.
  • Croissance démographique : moteur de la demande, particulièrement dans les grandes villes.
  • Offre limitée : tension permanente sur les prix.

Ce que disent les experts : prévisions et ressources pour mieux comprendre les tendances 2025

Les analystes du marché immobilier au Canada restent attentifs à chaque frémissement. Selon l’Association canadienne de l’immobilier, la hausse du prix moyen des maisons devrait ralentir, sans pour autant s’arrêter. Les grandes agences de courtiers immobiliers partagent ce constat : Montréal, Toronto et Vancouver évoluent à leur propre rythme, tandis que le Québec et l’Alberta offrent plus de stabilité.

La notion de prix médian reste le référent pour suivre les tendances. À Montréal, certains courtiers comme Lefrançois notent l’influence croissante des technologies. Les visites virtuelles, désormais monnaie courante, transforment l’expérience d’achat. L’intelligence artificielle se fait déjà sentir dans l’analyse des tendances, rendant les prévisions plus précises, notamment pour le segment des copropriétés.

  • La blockchain sécurise une partie des transactions et réduit les litiges.
  • Les rapports sectoriels publiés par les associations livrent un état des lieux actualisé du marché.
  • Les plateformes d’estimation en ligne rendent la donnée plus accessible, même si le regard d’un professionnel reste irremplaçable.

Pour 2025, la prudence domine chez les experts. Derrière chaque tendance nationale, il y a des réalités locales, parfois contradictoires. Le marché immobilier canadien se dessine désormais à l’échelle des quartiers, au rythme des adaptations et des nouveaux équilibres qui se cherchent. Le paysage change, mais la question demeure : jusqu’où le marché ira-t-il avant le prochain grand virage ?

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